Catégorie : Transition Énergétique — publié sur Énergie News
Les certificats d'énergie renouvelable (garanties d'origine, certificats verts, etc.) sont devenus des outils précieux pour les entreprises qui veulent démontrer leur engagement climatique. Mais comme souvent avec des marchés en croissance rapide, les opportunités attirent aussi des acteurs malhonnêtes. J'ai vu, au fil de mes échanges avec des professionnels et d'enquêtes, des entreprises se faire piéger par des offres trop belles pour être vraies. Voici comment je repère une arnaque aux certificats d'énergie renouvelable et comment je conseille les entreprises à se protéger.
Qu'est-ce qu'une arnaque aux certificats d'énergie renouvelable ?
Avant tout, il faut clarifier ce qu'on entend par « arnaque ». Pour moi, il s'agit de pratiques où un fournisseur vend des certificats qui :
Ces escroqueries peuvent prendre la forme d'e-mails séduisants, de sites professionnels ou d'intermédiaires qui pressent pour une décision rapide.
Signes d'alerte : comment je détecte une offre douteuse
Quand je reçois une proposition commerciale, j'applique d'abord quelques principes simples. Voici les signaux qui me mettent sur la garde :
Questions concrètes à poser au fournisseur
Je demande toujours une série d'informations avant d'envisager un achat. Voici les questions que je conseille de poser :
Si le fournisseur hésite ou donne des réponses évasives, je raccroche.
Vérifications techniques et administratives
Après avoir obtenu les informations, je passe aux vérifications :
Outils et ressources que j'utilise
Je m'appuie sur des ressources publiques et des outils simples :
Exemples d'arnaques réelles que j'ai rencontrées
Ce que je partage ici vient d'échanges professionnels : j'ai vu des offres avec des certificats revendiqués comme « exclusifs » mais déjà annulés quelques heures après la vente, ou des intermédiaires promettant des volumes impossibles à livrer. Dans un cas, une PME a acheté des certificats via un courtier sans vérifier le registre — résultat : double vente, et la PME n'a pas pu utiliser ces certificats pour ses déclarations RSE.
Bonnes pratiques pour protéger votre entreprise
Voici la checklist que j'applique et que je recommande :
| Action | Pourquoi |
|---|---|
| Exiger les numéros de certificats et vérifier le registre | Empêche le double comptage et la fraude |
| Faire signer un contrat clair avec garanties de transfert | Protège juridiquement en cas de litige |
| Utiliser des plateformes reconnues ou des courtiers accrédités | Réduit le risque d'intermédiaires non fiables |
| Vérifier l'origine (pays, producteur, période) | Assure la qualité et la conformité aux objectifs RSE |
| Impliquer le service juridique et financier | Évite les coûts cachés et les risques contractuels |
Que faire si vous pensez être victime d'une arnaque ?
Si vous suspectez une fraude, voici les étapes que je recommande :
Mon conseil final (pratique)
Je garde toujours en tête que la prudence paie : vérifier, documenter et contractualiser. Un achat de certificats d'énergie renouvelable n'est pas seulement une transaction commerciale — c'est aussi un élément de réputation et de conformité. Prenez le temps de vérifier, utilisez les registres publics, impliquez vos équipes juridiques et financières, et n'hésitez pas à demander des preuves claires. Ce sont des gestes simples mais efficaces pour éviter les mauvaises surprises.